LA ZONE HUMIDE « LES ÎLES MARANTE », REFUGE POUR LA FAUNE ET LA FLORE

 

Sans titre1Le long de l’A86 et des nouvelles habitations de la Zac de l’Île Marante, s’étend un espace vert écologique d’un hectare avec un plan d’eau alimenté par les eaux pluviales. Il permettra aux jeunes Colombiens de s’initier à la biodiversité dès le printemps prochain.

Les zones humides ne couvrent que 3 % de l’hexagone mais elles hébergent un tiers des espèces végétales remarquables ou menacées, la moitié des espèces d’oiseaux et la totalité des espèces d’amphibiens et de poissons. C’est pour créer un refuge pour la faune et la flore en milieu urbain que la Ville de Colombes a dédié un hectare inconstructible de la Zac de l’Île Marante à une zone humide alimentée par les eaux de pluie. Ce lieu d’éducation à l’environnement, aménagé par la Codevam, est constitué d’un plan d’eau de 0,2 ha entouré de prairies et d’arbres tels que des bouleaux, des charmes, des chênes, des aulnes et des saules plantés l’été dernier, en complément d’arbustes parmi lesquels des noisetiers, de l’aubépine, des sureaux, des bourdaines….
Cet espace ne sera ouvert au public qu’à l’occasion d’ateliers animés par le service municipal de l’Écologie Urbaine. Il est cependant parfaitement visible depuis la passerelle qui enjambe l’A86 et le surplombe. À tout moment, les habitants peuvent donc observer les oiseaux qui se posent ou nichent dans ce refuge.

Atout charme de l’endroit : au printemps, une chèvre et deux chevreaux seront intégrés au site. Originaires des rives de la Manche, championnes du débroussaillage, elles permettront à la Ville d’économiser le coût alloué à l’entretien des espaces verts.
En louant les bêtes pour une somme estimée à 3 000 euros annuels, la municipalité contribue aussi à préserver la chèvre dite « des fossés ». Autrefois surnommée « la vache du pauvre », elle était quasiment en voie de disparition avant de faire l’objet d’un programme de conservation dans les années 90.

Fête des mares dimanche 5 juin

Les chèvres seront cantonnées à l’est de la zone mais les autres prairies seront fauchées à différentes périodes de l’année par les agents de la Ville. Les parties les plus fréquentées feront l’objet d’une fauche précoce, fin juin, début juillet : « la fenaison ». « Nous laisserons les herbes sur place quelques jours, le temps que les papillons, sauterelles et criquets trouvent un nouvel habitat », explique Laurent Senftleben, responsable du service municipal de l’Écologie urbaine. Il prévoit ensuite de constituer des dômes de paille avec les herbes coupées qui attireront à leur tour d’autres animaux.

Une seconde fauche, plus tardive, aura lieu à l’automne, le temps de laisser aux plantes le temps de clore leur cycle de reproduction. Tous les déchets végétaux seront valorisés sur place. Certains bosquets ne feront pas l’objet d’interventions, mais les responsables du lieu, qui souhaitent favoriser les plantes indigènes, seront très attentifs à ne pas laisser les plantes invasives, telles que les ailantes et les renouées du Japon, coloniser l’espace.

Dès le printemps, les enfants auront la chance de découvrir l’endroit et de s’adonner à l’observation et la pêche. 8 séances sont prévues dans le cadre des temps périscolaires et 15 animations scolaires. La fête des mares, samedi 4 juin, sera l’occasion pour le grand public de découvrir à son tour la richesse du lieu. Le service écologie urbaine, qui a déjà démarré des observations cet été, se réjouit d’avoir repéré d’ores et déjà des dizaines d’espèces de libellules dont le sympetrum rouge sang et une bergeronnette des ruisseaux.
D’autres espèces enrichiront certainement cet inventaire d’ici les beaux jours.

Renseignements : service municipal Écologie urbaine
01 47 60 82 81.

« LES ÎLES MARANTE » EN CHIFFRES

0,2 hectares : surface du plan d’eau
8 espèces d’arbustes
13 espèces de plantes introduites en bordure du plan d’eau
25 espèces de graminées
177 arbres
908 330 euros pour l’opération