En guise de base pour le débat, nous vous proposons une introduction sur le sujet :
L’ampleur et la nature des flux migratoires dépend, certes, de la dégradation environnementale, mais pas seulement. Dans les analyses, on ne tient pas suffisamment compte des cadres institutionnels et politiques, très variables d’un pays à l’autre. L’intervenant comparera, entre autres, la situation catastrophique de la Nouvelle Orléans, à la suite de l’ouragan Katrina et celle de Tuvalu, archipel du Pacifique Sud, dont la migration des habitants vers la Nouvelle Zélande est programmée et progressive. Il illustrera ainsi l’importance des politiques volontaires qui doivent être mises en place pour limiter les migrations évitables et accompagner les migrations qui ne peuvent pas être évitées.
Autrement dit, il faut prendre le contre-pied de l’approche déterministe dominante qui conduit au fatalisme, aux angoisses collectives et à des réponses démagogiques. Au contraire, il faut se pencher sur les réponses politiques apportées jusqu’ici aux mouvements de population provoqués par des dégradations environnementales. Il est urgent d’inscrire les «migrations environnementales» sur les agendas politiques nationaux et internationaux.
Il faut se poser des questions comme : quelles responsabilités nationales et internationales sont en jeu ? Doit-on définir un statut particulier pour ces personnes forcées au déplacement ? Faut-il revoir l’exercice du droit d’asile ? Quelles solidarités internationales faut-il mettre en place pour venir en aide à ces personnes ?
Au cours du débat, vous ne manquerez pas de poser beaucoup d’autres questions à notre spécialiste.
Le débat aura lieu ce soir à 20h30 à la MJC de Colombes. L'entrée est bien évidemment gratuite.






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