Aujourd'hui, nous vous proposons de découvrir le texte que Denis nous a envoyé.
Cette ancienneté doit donc poser la question du respect du patrimoine et de l’écologie.
Il est tentant de jeter par-dessus bord le bâti ancien en l’accusant de toutes les déperditions thermiques, carences d’isolation et autres gabegies énergétiques. La réalité – comme toujours – est plus complexe.
Le bâti ancien a bien souvent vu son enveloppe (les façades principalement) dénaturé par des revêtements, crépis, « modernes », qui ont modifié les échanges thermiques et la respiration générale du bâtiment, rendant bien souvent celui-ci plus consommateur, plus énergivore qu’à l’origine. Le ciment, le béton (parfois simples ingrédients de peintures synthétiques) ou le PVC, absolument étanches, utilisés massivement à la place, ou par-dessus, du bois, des briques ou moellons par nature respirant, pourrissent, fissurent, dénaturent le bâti ancien ; quand la chaux, le plâtre et les autres produits d’origine lui permettent de retrouver sa respiration, et son aspect premier.
Il est évident que ces matériaux sont par nature moins impactant sur l’environnement, plus recyclables, plus sains, que le ciment, le béton et bien de nouveaux matériaux synthétiques, maintenant utilisés abondamment.
Une information et un accompagnement personnalisé envers tous les pétitionnaires de permis de construire et déclarations préalables (nouvelle appellation de la « déclaration de travaux ») doivent être entrepris par la municipalité (service de l’urbanisme et intégration dans le futur PLU) avec des personnels formés et qualifiés, capables de présenter et de proposer des techniques et matériaux conformes au bâti ancien, à la fois respectueux du bâti ancien et soucieux de la performance énergétique. Et cette double démarche : il n’y a rien de plus moderne !
Vous trouverez plus d’informations sur ce site.






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