Contribution de Denis : Le respect du patrimoine ancien, c’est écologique !

suggestionSur ce blog, nous mettons en ligne vos idées. N’oubliez pas que vous
pouvez nous les soumettre par mail. Après avoir vérifié qu’elles sont
bien pertinentes et qu’elles concernent l’ensemble de la ville, nous la
publions sur ces pages.

Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir le texte que Denis nous a envoyé.

On pourrait se demander ce que cette contribution vient faire dans le débat autour de la construction de l’agenda 21… Or elle est au cœur du sujet ! Je m’explique. Colombes est composée de deux grandes entités : le nord et le sud. Si le nord est une zone où l’habitat est plus ou moins en charge des services publics, le sud demeure un territoire majoritairement composé de propriétés (individuelles ou collectives) privées. Cette différence est le fruit de l’histoire urbaine de notre commune : le sud ayant été principalement bâti de 1880 à 1930 (avec un cœur de ville – village- remontant même au XVII e siècle), avant les grandes politiques publiques du logement, alors que le nord est majoritairement postérieur à 1950.
Cette ancienneté doit donc poser la question du respect du patrimoine et de l’écologie.

Il est tentant de jeter par-dessus bord le bâti ancien en l’accusant de toutes les déperditions thermiques, carences d’isolation et autres gabegies énergétiques. La réalité – comme toujours – est plus complexe.
Le bâti ancien a bien souvent vu son enveloppe (les façades principalement) dénaturé par des revêtements, crépis,   « modernes », qui ont modifié les échanges thermiques et la respiration générale du bâtiment, rendant bien souvent celui-ci plus consommateur, plus énergivore qu’à l’origine. Le ciment, le béton (parfois simples ingrédients de peintures synthétiques) ou le PVC, absolument étanches, utilisés massivement à la place, ou par-dessus, du bois, des briques ou moellons par nature respirant, pourrissent, fissurent, dénaturent le bâti ancien ; quand la chaux, le plâtre et les autres produits d’origine lui permettent de retrouver sa respiration, et son aspect premier.
Il est évident que ces matériaux sont par nature moins impactant sur l’environnement, plus recyclables, plus sains, que le ciment, le béton et bien de nouveaux matériaux synthétiques, maintenant utilisés abondamment.

Une information et un accompagnement personnalisé envers tous les pétitionnaires de permis de construire et déclarations préalables (nouvelle appellation de la « déclaration de travaux ») doivent être entrepris par la municipalité (service de l’urbanisme et intégration dans le futur PLU) avec des personnels formés et qualifiés, capables de présenter et de proposer des techniques et matériaux conformes au bâti ancien, à la fois respectueux du bâti ancien et soucieux de la performance énergétique. Et cette double démarche : il n’y a rien de plus moderne !

Vous trouverez plus d’informations sur ce site.