Contribution de Fabrice : soutenir le covoiturage

suggestionSur ce blog, nous mettons en ligne vos idées. N’oubliez pas que vous
pouvez nous les soumettre par mail. Après avoir vérifié qu’elles sont
bien pertinentes et qu’elles concernent l’ensemble de la ville, nous la
publions sur ces pages.

Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir le texte que Fabrice nous a envoyé.

Il est incontestable qu’il y a trop de voitures dans notre ville. Il suffit de voir les embouteillages, le matin comme le soir, sur les grands axes communaux pour s’en convaincre. Visiblement, les gens se déplacent aux mêmes heures et pour aller souvent dans les mêmes directions.

Le covoiturage peut représenter une solution pour diminuer le trafic sur la ville.
Ses avantages pour la population :
– diminution les dégagements de CO2 et donc la pollution sur la ville.
– diminution des nuisances sonores
– partage des coûts d’essence entre les utilisateurs
– on n’est plus seul dans sa voiture dans les bouchons !

La ville pourrait inciter au covoiturage en créant un site internet dédié comme l’a fait par exemple le Conseil Général du Finistère :

Sur ce site, les Colombiens pourraient s’inscrire, connaître les déplacements déjà prévus par d’autres utilisateurs, indiquer les places disponibles pour leurs propres déplacements…
Afin d’inciter encore davantage les habitants à utiliser ce principe, la ville pourrait envisager des tarifications préférentielles pour les abonnés dans les parkings municipaux (on incite ainsi à ne pas prendre sa voiture, comme on remercie ceux qui partagent la leur).
La ville pourrait également promouvoir les sites déjà existants, qui proposent déjà des solutions de covoiturage aux Colombiens inscrits.

D’autre part, la ville pourrait agir auprès des entreprises implantées à Colombes afin que celles-ci fassent également appel au covoiturage pour leurs employés qui habitent dans d’autres villes. Il y a certainement, dans les grandes entreprises, des collègues qui ignorent qu’ils vivent près les uns des autres et qui pourraient venir ensemble.

Commentaires

3 réflexions au sujet de « Contribution de Fabrice : soutenir le covoiturage »

  1. Valérie

    Bonjour.
    Le covoiturage est une idée qui n’est pas nouvelle mais que le Français refuse de choisir malheureusement. Pour preuve, parmi d’autres, le système de covoiturage que la DRH de ma boîte avait mis en place durant les grandes grèves de novembre 2007. Beaucoup de demandes certes mais très peu d’acceptation.
    En même temps, en tant que femme seule, je ne suis pas sûre de monter dans la voiture d’un parfait inconnu. Et je ne suis sûrement pas la seule à réagir ainsi.
    Mais le covoiturage resterait quand même une belle solution pour réduire le trafic routier, j’en conviens.

  2. florence

    Le covoiturage va tranquillement rentrer dans les moeurs, même à Paris, j’en suis sûre !
    L’entreprise y a son rôle à jouer (à nous salariés de l’impulser par le panneau d’informations, à côté de l’ascenseur, à la cantine…).
    Mais c’est aussi et surtout un système d’organisation (rationnelle, économique, moins polluante) – encore que l’idéal est d’aller à pied ou en vélo !- ENTRE LES GENS.
    Valérie, aller bosser dans la voiture de quelqu’un ce n’est pas faire du stop sur le bd H. Barbusse, c’est avoir mis en commun avec d’autres des besoins de transports, d’horaires, de fréquence, de coût aussi.
    A nous de trouver des lieux sur la commune (les écoles, les crèches je persiste, et pourquoi pas les magasins), des systèmes (le site comme dit Fabrice pourquoi pas ?) mais pour que ça marche, il me semble qu’il doit y avoir de l’humain, de contact (attention, on n’est pas forcément ami avec ceux avec qui on covoiture !), du lien quoi !

  3. Marc

    Bonjour
    Le co-voiturage semble une bonne solution, mais en pratique il ne fait pas recette. Est-il pertinent ? Je m’interroge.
    Il est vrai que l’on peut se poser des questions quand on constate que par exemple un jour de semaine à 9:00 sur le Pont de Levallois, les deux files en direction de Paris sont constituées principalement de véhicules récents immatriculés 92 et occupés par une seule personne. En prime, comme tout ça coince, lesdits occupants sont mécontents et agressifs.
    Dans des pays pourtant plus civiques que le nôtre, le car-pooling piétine, il suffit de voir les files réservées au co-voitureurs à Los Angeles par exemple, pas très fréquentées.
    Le partage est non seulement contraignant, car il faut aligner les horaires et le présentéisme acharné -qui est le lot de beaucoup de salariés- est un obstacle, mais les freins sont aussi d’ordre psychologique. La voiture est vécue pour beaucoup comme une extension du domicile, une bulle d’intimité préservée. C’est la principale raison de l’attitude a priori irrationnelle de ces automobilistes qui vont d’Asnières au 8eme ou au 17 eme arrondissement de Paris en voiture, alors qu’ils iraient plus vite en TC ou en vélo.
    On ne va pas vite mais on a sa radio, sa clim, son intérieur cuir et on est chez soi.
    Je crois qu’il faut essayer par tous les moyens de réduire l’usage de la voiture individuelle en zone dense, et si les fortifs de 1860 recyclées en boulevards périphérique et extérieurs n’avaient pas créé une frontière inepte entre Paris et « banlieue », nous serions simplement un quartier parisien, comme à Londres, Berlin, New York. Utiliser des modes de transport doux nous paraîtrait alors plus naturel.
    La voiture individuelle est un instrument de mobilité qui a une pertinence, il ne s’agit pas de souhaiter sa disparition. Oui, il restera toujours des personnes à mobilité réduite, des livreurs, des commerciaux, des dépanneurs… des gens dont le domicile est vraiment inaccessible, bref toute une population pour laquelle l’usage de la voiture devra rester possible, mais imaginons un instant que tous les automobilistes de pur confort passent au train, bus ou vélo… Nos villes seraient rapidement transformées.
    Et puis hybrides, électriques, à deux places, en tandem, scooters, tricycles, motos… encore des engins motorisés de plusieurs centaines de kilos pour trimbaler quelques dizaines de kilos d’humain sur six kilomètres. C’est dangereux, il faut les garer quelque part (génial la SMART, on peut la coincer en travers, sur un trottoir !).
    Utilisons un peu plus nos jambes. C’est bon pour la nature, c’est bon pour nous.
    M

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