Proposition d'Ahmed : "nos enfants nous accuseront"

suggestionSur ce blog, nous mettons en ligne vos idées.

N’oubliez pas que vous
pouvez nous les soumettre par mail. Après avoir vérifié qu’elles sont
bien pertinentes et qu’elles concernent l’ensemble de la ville, nous la
publions sur ces pages.

Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir le texte que Ahmed nous a envoyé.

Il est difficile de proposer une contribution lorsqu’on est pas
spécialiste dans l’un des domaines qui touche de près ou de loin aux
questions de l’environnement. C’est pourquoi je ferai la promotion
d’un film qu’il faudrait proposer à la projection de la M.J.C. avec un
débat à la clé, qui me semble être au cœur du sujet qui nous intéresse:
« Nos enfants nous accuseront. »

En avant goût, cette bande annonce donnera certainement envie d’en savoir plus.

Je suis papa de trois filles, ce sujet est traité de manière humaine et simple.

nos_enfants_nous_accuseront par beloutte

Commentaires

17 réflexions au sujet de « Proposition d'Ahmed : "nos enfants nous accuseront" »

  1. Brice

    Ahmed !!
    Pourquoi ne pas commencer par un cahier des charges imposant pour les cantines municipales (et à fortiori scolaires), dans l’ordre :
    1- pas d’OGM dans l’assiette
    2- de l’équitable, dans la mesure du possible…
    3- Puis, parceque c’est difficile à adapter de but en blanc, passer progressivement au tout biologique.
    La mairie de Lorient, par exemple, est passée au tout bio, sans surcharges de couts trop lourds.
    non ?

  2. Ahmed Beribeche

    Brice,
    Je ne peux pas imaginer que la Mairie n’ait pas prévu cela pour bientôt.Mais Alexis Bachelay pourrait nous éclairer sur cette question.
    Enfin, ce film ne traite pas uniquement des risques alimentaires à la cantine. Il s’inscrit dans une problématique plus large, l’impact de l’homme sur notre environnement. Décliné pour Colombes, on peut s’interroger sur les comportements individuels et collectifs qui induisent des effets sur notre environnement.

  3. Laporte valérie

    Bonjour, je découvre ses assises de l’écologie et j’ai vue en avant-première ce film en compagnie aussi du WWF. Je pense en effet, que la problématique est bien plus vaste. Pour passer en bio, il faut trouver des producteurs à proximité, limité l’aspect écologique, encourager des producteurs à passer en bio (dans le reportage c’est bien indiqué, il faut 3 ans pour qu’un agriculteur, traitant bio, soit déclaré BIO). Pourquoi pas aussi encourager des jardins agricoles BIO dans la ville ? Pourquoi pas un lieu écologique où les élèves pourraient venir apprendre, à planter, à reconnaitre les plantes, à découvrir les différents rythmes de la nature, surtout respecter son environment et le bienfait que chacun peut en tirer… C’est un sujet de grande importance, ma fille a eu un cancer et je peux vous assurer que l’environnement, la nourriture, sans parler de l’équilibre santé physique/mental est important. Alors tout projet est bon (petit pas par petit pas), lorsqu’il est tourné vers la santé de nos enfants, et de nous-mêmes aussi!

  4. Laporte valérie

    Lors de l’avant-première, la productrice de ce film était présente et tout à fait prête à faire connaître le film dans les écoles. Pourquoi pas dans quelques écoles avec débat ensuite, représentant mairie / WWF / …

  5. Ahmed Beribeche

    Valérie,
    je suis touché par ce qui vous arrive, un enfant malade est le plus triste des malheurs.J’ai moi-même une fille atteinte d’une maladie orpheline liée aux allérgies. L’alimentation est le premier des médicaments. J’ai tenté l’aventure AMAP l’an dernier pour donner à mes enfants des légumes Bio tout en sponsorisant un agriculteur. Cela avait un coût, les quantités n’étaient pas au rendez-vous. J’ai donc arrêté. Je me sens parfois coupable de ne pas avoir les moyens de nourrir sainement mes enfants. Le bio est trop cher . La ville peut s’engager dans ce combat d’une démocratisation des assiettes bio en le proposant à la cantine de nos enfants.

  6. Alexis Bachelay

    Cher Monsieur Beribeche, je profite de l’occasion pour vous remercier de m’avoir prêté durablement un ouvrage de JM Pelt, que je lirai bientôt à l’occasion de mes congés.
    Et oui, la ville s’engage pour que les enfants de Colombes puisse bénéficier, un jour prochain, d’une assiette bio . Mais cela a un coût, et cela ne peut pas se faire sans un travail approfondi en amont. Nous y travaillons et rapidement, je l’espère, nous aurons des résultats tangibles.

  7. Ahmed Beribeche

    Un livre doit passer de main en main et vous êtes la personne qui saura le mieux mettre à profit les idées suggérées par cet ouvrage. Je suis heureux d’apprendre que la ville ira dans le sens d’une cuisine centrale de plus en plus bio. Chacun sait que cette cuisine centrale fournit les repas dans les écoles, les centres de loisirs,les crèches, les retraités et certaines communes comme Clichy.
    Sachant le coût plus élevé à cuisiner bio, la ville maintiendra-t-elle la même grille de facturation aux familles ?
    Enfin, Mr Bachelay, vous ne dites mot de ma proposition d’une diffusion suivi d’un débat du film évoqué dans ma contribution. Je vous ne pas avoir les compétences pour organiser un tel évènement, je ne peux que vous le suggérez.
    Dans l’attente de lire votre réponse, je vous souhaite de bonnes fêtes en famille.

  8. Vincent Laget

    Bonjour,
    Je suis allé voir la bande annonce du film « Nos enfants nous accuserons » et je souhaiterais vous faire quelques remarques.
    Visiblement, le film défend la thèse comme quoi notre environnement est le principal responsable de cancers et de maladies graves.
    Chacun à le droit de donner son avis et le point de vue d’un cinéaste sur la question peut avoir un intérêt. Mais l’avis de chercheurs compétents sur le sujet ne serait-il pas plus pertinent ?
    D’autant que, jusqu’à ce jour, à ma connaissance, le lien entre cancers et environnement est loin d’avoir été scientifiquement établi.
    Mais surtout, l’impression générale que me donne ce film, à partir de sa bande-annonce, c’est qu’il ne cherche pas à convaincre mais à manipuler. En effet, il semble chercher l’adhésion aux théses défendues non pas par une argumentation mais par la culpabilisation (nos enfants nous accuseront), sous couvert d’information objective (le film est présenté comme un documentaire). Pour s’en apercevoir, il suffit de faire ce test simple pour ceux qui ont vu le film dans son intégralité : avez-vous été par certains moments mal à l’aise lors de sa projection ? Si c’est oui, attention danger, la manipulation n’est souvent pas loin…
    Cordialement,
    Vincent Laget

  9. Ahmed Beribeche

    M. Laget,
    La science ne paut pas tout expliquer.Parfois même les avis des scientifiques sont contradictoires. Alors, je pense que ce film ,qui nous propose en effet un point de vue, un parti pris (mais n’est-ce pas le propre du cinéma, le regard à partir d’une caméra ?) a tout de même le grand mérite de nous inviter à une reflexion sur ces questions: entre les maladies et notre environnement pollué n’y a-t-il pas des liens?
    Vos propos concernant la manipulation sont délicats mais justifiés. Cependant, quel citoyen est en mesure de distinguer le vrai du faux, il faudrait pour cela être scientifique. Peut-être l’êtes-vous vous même?
    Laissons à chacun l’occasionde se faire un avis, je crois au bon sens des gens.De plus un débat, tel que je le propose ne peut que faire du bien tant il manque des occasion de débattre sur ces questions d’environnement.

  10. Vincent Laget

    Monsieur Béribèche,
    Si j’ai bien compris le sens de votre proposition, vous souhaitez organiser un débat sur les liens qu’il pourrait y avoir entre environnement et maladies.
    Je trouve votre proposition intéressante. Cependant, j’ai du mal à suivre les arguments que vous avancez pour justifier l’utilisation du film « Nos enfants nous accuseront ».
    En effet, à mes remarques sur le caractère potentiellement manipulatoire de ce film, vous répondez : « quel citoyen est en mesure de distinguer le vrai du faux, il faudrait pour cela être scientifique. » Mais vous poursuivez par :  » Laissons à chacun l’occasion de se faire un avis, je crois au bon sens des gens. »
    Ne pensez-vous pas qu’il y a contradiction ?
    Car comment pourrions-nous avoir suffisamment de bon sens pour nous faire une opinion correcte si nous ne sommes pas capables de distinguer le vrai du faux ?
    Cordialement,
    Vincent Laget

  11. Laizé Bernard

    je viens de lire le débat sur la question du lien entre la santé et l’environnement. Il y aura toujours des personnes qui douteront, peut être pour se rassurer ?
    Malheureusement il y a aujourd’hui des réalités qu’il n’est plus possible de nier car il faut agir pour arrêter la dégradation de notre environnement.
    Je peux m’appuyer pour dire cela , notamment sur « L’Appel de Paris » à l’UNESCO le 7 mai 2004 qui a recueilli l’adhésion et l’appui de personnalités éminentes telles que les deux Prix Nobel de Médecine français, les Prs François Jacob et Jean Dausset, de nombreux membres des Académies des Sciences et de Médecine parmi lesquels les Prs Jean Bernard, Yves Coppens, François Gros, Lucien Israel, Luc Montagnier.. Il est signé par le Conseil national de l’Ordre des médecins ainsi que par l’ensemble des conseils nationaux de l’ordre des médecins et syndicats médicaux des 25 Etats membres de l’Union européenne.
    Cet appel déclare dans son article 1
    Le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l’environnement .
    Pour plus d’information voir le site de l’Artac
    dont le Président-fondateur est le Pr Dominique Belpomme cancérologue
    http://www.artac.info
    Bernard laizé

  12. Ahmed beribeche

    Mr Laget, il y a peut être une contradiction lorsque j’affirme qu’il faut être scientifique pour se faire une opinion et le fait de laisser les gens se faire une idée avec le bon sens. Mais c’est la même contradiction qui se pose pour les électeurs, ils votent parfois malgré leur ignorance en se fiant à la couleur de la cravate.Cependant, il faut accepter que le peuple soit la base de la démocratie.C’est encore la même idée avec le jury d’assise et de l’intime conviction qui est la base de notre justice populaire.
    Merci Mr Laizé pour vos précisions et votre apport pour ce débat.

  13. Vincent Laget

    Messieurs,
    Pour répondre rapidement à M. Laizé : il y aurait beaucoup à dire sur l’Artac, l’appel de Paris et le Pr Belpomme, cependant cela nous éloignerait du sujet de notre discussion concernant la proposition de M. Béribèche.
    Je vous rappelle qu’il s’agit d’organiser un débat sur les liens éventuels entre environnement et maladies à partir de la diffusion du film « Nos enfants nous accuserons ».
    Je me permets juste de rappeler ma position : je trouve l’idée d’un débat intéressante, mais je suis opposé au choix de ce film comme point de départ de la discussion, en raison de son caractère manipulatoire.
    Monsieur Béribèche, je vous remercie d’avoir utilisé cette image du procès et du jury d’assises car elle va beaucoup m’aider à illustrer ma position dans cette discussion.
    Vous avez raison : dans un tribunal d’assises, le jury suit son intime conviction pour se prononcer sur la question qui lui est posée, à savoir la culpabilité de l’accusé.
    Vous avez également raison : la justice est rendue par le peuple dans un état démocratique et il n’y a rien de choquant à cela.
    Cependant, vous oubliez des points essentiels :
    1. l’accusé est présumé innocent
    2. l’accusé a droit à un procès équitable.
    3. l’objectif d’un procès est de faire éclater la vérité
    C’est pour toutes ces raisons que les jurés ne sont pas livrés à eux-mêmes. Au final, ils emettrons effectivement un jugement sur la base de leur intime conviction, mais ce sera à l’issue d’un procès qui aura pris la forme d’un débat contradictoire entre 2 parties, l’accusation et la défense, arbitré et organisé par le président du tribunal qui ne peut être qu’un juge professionnel.
    Le juge a un rôle capital : celui d’arbitre. C’est lui en effet qui va protéger les membres du jury de diverses tentatives de manipulation pouvant impacter faussement leur intime conviction, ces manœuvres pouvant venir aussi bien de la défense que de l’accusation.
    Bien évidemment, les fausses preuves ou faux témoignages sont lourdement sanctionnés. De plus, nous pouvons nous réjouir que certaines pratiques ne soient plus utilisées comme la torture : outre le caractère inhumain de cette pratique (et contraire aux droits de l’Homme), elle ne peut en aucun cas garantir que des aveux recueillis dans ces conditions soient conforme à la réalité et aient une quelconque valeur de preuve.
    Pour nourrir la réflexion sur ce qui peut se passer dans un jury d’assises, je vous recommande de voir ou de revoir un excellent film : « 12 hommes en colère » de Sydney Lumet.
    Revenons maintenant à votre proposition de débat et faisons un parallèle.
    Monsieur Béribèche, j’ai cru comprendre que vous êtes très attaché aux principes démocratiques. En organisant un débat, vous vous placez obligatoirement dans le rôle du garant (le président du tribunal) d’un débat équitable, qui peut être contradictoire et animé pour laisser s’exprimer plusieurs points de vue sur cette même question « entre les maladies et notre environnement, n’y aurait-il pas de liens ? ».
    Ces différents points de vue pourraient être :
    – il n’y a aucun lien ;
    – l’environnement explique 5 % des maladies graves ;
    – l’environnement explique 90 % des maladies graves ;
    – toutes les maladies graves ont pour cause un environnement dégradé.
    La traduction de la présomption d’innocence vous oblige à démarrer le débat en présumant l’absence de lien. C’est au cours du débat que les diverses parties apporteront des preuves pour montrer des liens éventuels entre environnement et maladies.
    Mais vous devez aussi écarter tous les éléments fallacieux de part et d’autres, c’est-à-dire, diverses techniques qui pourraient induire en erreur l’auditoire (qui prend ici le rôle du jury).
    Vous voyez donc bien, Monsieur Béribèche, que le film « Nos enfants nous accuserons » ne peut en aucun cas convenir comme point de départ d’un débat qui se prétendrait sincère et honnête sur les liens éventuels entre environnement et maladies.
    Reste à savoir quelles sont les intentions qui vous animent : souhaitez-vous faire un débat sincère pour arriver à la vérité ou souhaitez-vous imposer à tous l’avis que vous avez déjà sur la question, bref, voulez-vous faire une opération que je qualifierais de propagande (même si j’entends bien que vos motivations sont louables : prévenir la population des dangers de l’environnement) ?
    Si vous vous situez dans le premier cas, je veux bien contribuer à vous aidez à parfaire votre projet puisque telle était votre demande. Si vous vous situez plutôt dans le 2e cas, merci de me le préciser, car je pense qu’il deviendrait inutile de perdre du temps l’un l’autre en discussions électroniques stériles dans lesquelles chacun garderait inévitablement sa position.
    Cordialement,
    Vincent Laget

  14. Ahmed Beribeche

    Mr Laget, je vous suis très reconnaissant de m’avoir prêté des intentions louables lorsque j’ai fait la proposition d’un débat à partir du film: »Nos enfants nous accuseront. »
    Je dois dire que vos propos m’ont conduit à comprendre que vous tenez ce film comme étant le pure produit d’une propagande dont je serai la victime( ou « le complice »). Je dois dire que le propre de la propagande est de prendre racine sans qu’on y prenne garde.Votre position peut d’ailleurs s’apparentée à de la propagande contre ce film et ce qu’il véhicule comme réflexion. Je ne suis pas là pour faire le procès de qui que soit. Il se trouve que je suis enseignant et que le point de départ d’une pédagogie explicite repose sur un support. En proposant ce film, je pensais( mais je commence à en douter à l’écoute de vos arguments) pouvoir y trouver une base pour la reflexion commune. Je n’ai donc pas d’avis arrêté à propos de la correlation entre environnement et maladie. Je suis un citoyen dont l’un de ses enfants est victime d’une maladie orpheline liée aux problèmes des allergies. Je me pose donc des questions.
    Je constate que vos connaissances sont grandes et que vous pourriez m’assister pour présider un débat car je ne prétends pas être capable de maitriser cette question complexe et pointue à la fois.
    Vous avez montré tant d’interêt que je peux me permettre de vous demandez si vous aviez un film ou un documentaire qui ferait mieux l’affaire, si c’est le cas, je serais content de trouver une base plus solide pour aborder les questions de l’implication de notre environnement sur notre santé.
    Cordialement, Ahmed Beribeche

  15. Vincent Laget

    Bonjour Monsieur Béribèche,
    Désolé pour cette réponse tardive, mais, comme proposé, si je peux vous être utile dans la réalisation de votre proposition, ce sera avec plaisir, dans la mesure de mes possibilités.
    Le mieux serait de se rencontrer. J’interviens au CSC des Fossés-Jean de 10h à 12h le samedi pendant la période scolaire.
    Peut-être pourriez-vous passer un samedi ?
    Cordialement,
    Vincent Laget

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